Je me suis perdue. C’est horrible. Je marche dans la
ville. J’essaie d’avoir l’air de savoir où je vais. Je n’arrive pas à penser, ça me fait mal. Alors je marche. Je monte dans les bus, les
trams, je valide mes tickets. En regardant
par les fenêtres, j’espère reconnaître un lieu, avoir un indice pour savoir où je
suis. Je ne sais même plus où j’habite. Je ne sais pas d’où je suis venue. Quand je passe devant une vitrine et que j’aperçois des reflets, je ne
me reconnais pas. J’y vois une vieille femme, mais ce n’est pas moi. Il y a un bruit dans ma tête, tout le temps, un
bourdonnement. C’est une machine, un moteur, une vibration sonore qui
m’accompagne. J’ai mal, je pense aux comprimés que ma
mère écrasait avec une cuillère, parce que je n’arrivais pas à les avaler.
Aujourd’hui je suis ces comprimés, je
m’entends m’émietter, je me transforme en poussière, et je ne peux plus penser que par petits morceaux.
Je suis un puzzle et je n’arrive pas à reconstituer l’image. J’essaie désespérément de suivre le fil de ma raison mais je me heurte à une
espèce de mur mou, dans mon cerveau, il y a une partie qui marche au
ralenti et l’autre qui pédale dans le vide. J’ai envie de pleurer.
Les façades des maisons se ressemblent toutes. Je sais que je ne
suis pas loin, mais je ne trouve pas. C’est un peu comme le mot que l’on a sur le bout de la langue et qui ne vient pas. Mais moi je ne pense plus qu’à ça, et ce n’est pas un mot c’est l’endroit
où j’habite. La nuit tombe la ville s’illumine. C’est encore pire pour moi, aucun repère, j’erre, les lumières se
croisen
t, les enseignes clignotent, les gens sont pressés de rentrer chez eux et moi
je fais toujours semblant de savoir où je vais. J’ai honte de demander mon chemin, de toute façon…. Je ne me souviens même pas de mon adresse. Mes yeux débordent. Regarder en l’air
pour résister, pour bloquer cette marée d’équinoxe qui me submerge. Je suis perdue. Papa,
maman, venez me chercher. Je vous promets je ne vous lâcherai plus la main pour allez regarder le spectacle des lumières. Je suis fatiguée, j’ai mal aux pieds, j’ai
faim. Et puis, et puis j’ai…. envie de faire pipi.
J’ai froid, je suis trempée. Le jour se lève. J’ai mal à la tête, il fait gris.Mon Dieu, mais qu’ai-je fait encore ?Il faut que je rentre vite à la maison.
OOO TEXTE DE MOTDIT ILLUSTRÉ PAR JO99 OOO
qu'est ce qu'il y a droite pour avoir peur comme ca ....
dsl question idiote !
S.O.S
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Les illustration sont superbes!
S.O.S
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S.O.S
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merci!
S.O.S
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Bien vu la mise en scène avec le plumot... Au départ Joseph je vais te dire je pensais que c'était toi qui avais écrit le texte... arrivé à la fin je me rends compte que c'est le plumot et ça ne m'étonne pas trop, il elle a du l'art et la manière d'arriver à bercer convenablement la lecture pour que celle-ci ne paraisse pas ennuyeux comme c'est trop souvent le cas...
Y'a longtemps que je suis pas passé le la voir alors j'y vais de ce pas :)
Arrivée d'air chaud Joseph l'illustrateur :)
P.S. je fais un petit jeu durant mon absence suis la signature...
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S.O.S
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Belle illustration d'un texte très, très réaliste.
Bon week !
S.O.S
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S.O.S
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S.O.S
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S.O.S
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quand même
S.O.S
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