CATHARSIS CLIMATIQUE

.

Les éclairs ont déchiré le ciel en plein cœur de la nuit. Leur lumière dans la chambre à coucher donnait des airs de stroboscope. Rythme effréné. Vacarme. Petitesse de la condition d’humain. Les larmes du ciel coulaient à grosses gouttes, lourdes, violentes et sans aucune concession: un spectacle fascinant et libérateur. C’était la fin normale d’un été caniculaire. C’était la rentrée.

Au petit matin, le jour ne voulait pas se lever. Une lumière encore toute fragile peinait à traverser les ombres. Une espèce de douceur et d’entraide agitait tous les regards de la ville. Chacun vaquant à ses taches semblait libéré. La pluie lavait toutes les abjections de la veille: un nouveau cycle s’ouvrait.

.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.